Écrire, puiser l’eau d’un puit parfois vide.

La scène ne dure pas plus d’une phrase, il est tard, il est une heure du matin je crois, dans ces eaux-là, ces eaux froides où le temps s’est retiré. Le silence règne en maître sur le royaume des cœurs. Tout le monde dort, le gardien a fermé les volets et éteint les lumières. J’écrivais les dernières lignes d’une lettre à la main,  et m’apprêtais à aller me coucher, et puis soudain, le dérapage magnifique, tu prononces ces mots comme si les étoiles te prêtaient leurs languages « L’amour c’est quand même ce qu’il y a de plus beau « 

Le vrai transpercé par le vrai, un sourire dans le noir, et les étoiles.

Au loin derrière les branches de voyelles et les feuilles de consonnes se cache un oiseau, un rouge-gorge je crois, ce rouge-gorge ce sont les paroles que tu m’a dites ce soir-là, son chant a traversé la pièce aux murs blanc pour m’atteindre, et je ne peux qu’être redevable à l’infini…

C’est devant la page blanche que je me trouve maintenant, devant ce rien d’insondable où j’emprunte au rouge gorge son chant merveilleux, si j’écris aujourd’hui c’est pour rendre ce qui m’a été donné, je souffle sur de vielles paroles poussièreuses, elles brillent de mille feux, je vous les tends avec un bouquet de fleurs…

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3 commentaires sur “Écrire, puiser l’eau d’un puit parfois vide.

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