L’homme aux cheveux d’or

 

Parfois il m’arrive de regarder l’homme aux cheveux d’or. Il ne dit rien, comme toujours. Il ne pense à rien non plus. Le regarder, c’est comme regarder l’eau de ce lac. Entre eux il y a moins de distance qu’entre les meilleurs amants du monde, ou peut-être y a-t-il un lien plus fort, un lien de sang, l’eau de ce lac lui coulerait dans les veines. Ce que j’aime chez les oiseaux, on le retrouve aussi chez lui. Ce lien indicible, trempé dans un pot de lumière fraîche, qui relie toutes les forces de ce monde. Certains devant l’invisible sont de glace, d’autres sont indolores, lui, il pénètre à chaque instant toutes les portes discrètes de ce monde. Il serait comparable à ces machines qui enregistre les tremblements de terre à dix milles kilomètres de distance, une sensibilité d’une finesse infinitésimale.

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